Une faillite programmée

 

La chasse française comptait plus de 2.300.000 chasseurs il y a quelques décennies.
Aujourd'hui, elle a du mal à en comptabiliser 1.300.000.

La chute est d'un peu plus d'1% par an si l'on fait la moyenne des dernières décennies.

Et ce n'est rien, car il faut bien voir que le gros des troupes des porteurs de permis aujourd'hui est d'un âge relativement élevé pour pratiquer une activité de nature, et que, inexorablement, mécaniquement, par le seul jeu démographique, la chute va être abyssale dans les 10/15 années qui viennent.

Pas de relève, même "normale" si je puis m'exprimer ainsi, j'entends par là pour remplacer les pertes telles que nous les enregistrons ces dernières années. Et encore moins de relève massive pour pourvoir à l'hécatombe que nous allons subir dans la prochaine décennies.

Pendant ce temps, paradoxalement nos dépenses augmentent :

- les fédérations, voulant se rendre indispensables, multiplient les (pseudos) services ou missions;
- l
e coût des dégâts que les chasseurs provoquent souvent eux-mêmes notamment avec l'aberrante politique de nourrissage des sangliers (laquelle a également un prix), devient insupportable, etc....

Bref, les dépenses augmentent et les recettes diminuent. C'est la quadrature du cercle.

Pour le moment, on applique, comme on l'a vu sur la page "radiographie", la politique du chien crevé au fil de l'eau.
Elle ne peut conduire qu'à une chasse de riches, pas forcément compétents, mais éliminera sans effet possible inverse tout chasseur non fortuné.

D'autant qu'il faut bien dire que ce maelström qu'est devenue la chasse française dégoûte les meilleurs.
Et ce sont les meilleurs qui s'en vont plus tôt que leurs forces physiques ne l'auraient exigé.
C'est absolument catastrophique.


Est ce cela que nous voulons?

Il faut croire, compte tenu de notre aveuglement !!!

Il y a pourtant mieux à faire.
Mais il faut envisager un véritable big bang dans un monde cynégétique totalement allergique aux réformes.

 

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