
1 - L'état
du gibier dans notre pays
2 - Le chasseur français
3 - Les organisations cynégétiques
1 - L'état
du gibier dans notre pays
Prenons le
petit gibier pour commencer.
Et, en préalable, posons-nous la question de savoir si on peut seulement
en parler.
En effet, peut-on dire petit gibier ou ... volaille.
De lâchers de tirs franchement avoués, en lâchers dits de repeuplement, renouvelés d'années en années, et qui ne sont donc que des façades de lâchers de tirs mieux présentés ... sur le papier, l'état du vrai petit gibier dans notre pays est franchement lamentable.
Le grand gibier,
lui, est la fierté de nos dirigeants.
Mais regardons plus près ce qu'il en est :
Pas ou presque
pas de cerfs adultes. Des subadultes dans la plupart des nos territoires.
Ces chamois et isards sont souvent "cantonnés" dans des "poches"
et sont loin d'avoir colonisé la plupart des territoires qu'ils pourraient
habiter.
Quant au sanglier, agrainé, nourri, il n'est souvent que bête de
ferme, au point que la chasse du sanglier n'est plus devenue qu'un élevage
à ciel ouvert de "chochongliers" ou sanglochons".
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Le chasseur
français est tout simplement et malheureusement le
résultat d'un ... besoin économique et politique.
Rien de plus.
Avant 1976, il lui suffisait de passer à la mairie et à la perception
pour obtenir son permis de chasser.
Ensuite, on a demandé aux nouveaux ce que j'appelle un permis/alibi,
histoire de faire accroire au grand public que l'impétrant chasseur est
formé.
Il n'est que de s'amuser sur n'importe quel site de fédération
pour passer un examen blanc pour se rendre compte que le niveau interdit tout
recalage.
C'est qu'en effet, il ne faut, tant pour des raisons financières qu'électorales,
que le nombre de porteurs de permis baisse.
Donc pour l'heure, le chasseur français ne reçoit aucune
formation sérieuse.
Certains peuvent avoir une excellente formation et connaissance de la nature.
Cela résulte uniquement de leur démarche personnelle.
Une réforme sérieuse et rapide du permis de chasser s'impose, mais l'économie l'interdit.
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3 - Les organisations cynégétiques
Compte tenu
de l'impératif financier qui s'impose aux responsables cynégétiques,
nous en sommes à la politique du chien crevé au fil de l'eau.
Rien n'est possible puisqu'il ne faut à aucun prix perdre un seul porteur
de permis.